Actuel – 15.03.2018

Pas d’aides cantonales à la presse?

La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale dit non à l’idée d’une aide cantonale à la presse mais oui à une attribution significative des moyens dévolus à l’ATS par le biais de la redevance.

«Les cantons de Suisse occidentale n’entendent pas développer de nouveaux types d’aides à la presse ni se substituer aux moyens légaux existants sur le plan fédéral, mais bien soutenir ces derniers». Bien que se disant préoccupée par l’évolution des médias, la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO) rejette donc l’idée d’une aide cantonale à la presse, dans un communiqué du 14 mars.

A l’échelle locale, des initiatives voient pourtant le jour, comme le rappelle Le Temps dans un article intitulé «Des communes volent au secours de la presse locale» . Le quotidien donne notamment l’exemple de La Côte, qui a contacté la Ville de Nyon fin 2017 pour obtenir une aide financière. Favorable à l’idée, le Conseil communal devrait voter un crédit supplémentaire de 120’000 francs au budget 2018, soit 100’000 francs pour soutenir le journal La Côte et 20’000 francs pour Nyon Région Télévision. «Mais il ne s’agit pas d’une subvention. Chaque année, la collectivité s’engagera à acheter des espaces publicitaires au quotidien local pour un montant de 100 000 francs», explique Le Temps. Autre exemple, la chaîne Léman Bleu qui a noué un partenariat avec sept communes disposées à financer le média genevois en échange de la production de reportages sur ces communes de manière régulière.

Un soutien significatif à l’ATS par la redevance

Dans son communiqué de presse, la CGSO soutient également «un octroi significatif de la part de la redevance radio-TV qui est dévolue à l’ATS dans le cadre de la réalisation de son mandat de prestations». La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale estime que les cantons doivent être consultés lors de l’élaboration du contrat de prestation avec l’ATS, «considérant qu’il s’agit d’une question fondamentale pour la bonne diffusion de l’information et, par conséquent, d’un soutien essentiel à la vie démocratique du pays».

L’ATS, justement, pourrait se transformer en une nouvelle structure chapeautant deux entités, l’une dégageant du bénéfice et l’autre se dédiant à des missions de service public. C’est ce que révèle au journal Le Temps Iso Rechsteiner, conseiller en communication mandaté par le Conseil d’administration de l’agence nationale. «Ainsi, nous pourrions renforcer nos prestations journalistiques relevant du service public», déclare Iso Rechsteiner.

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Sylvain Bolt

Sylvain Bolt

Journaliste Web pour Edito.ch/fr. Diplômé de l'Académie du journalisme et des médias de l'Université de Neuchâtel.

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