Sept journalistes sur dix utilisent désormais des outils d’intelligence artificielle dans leur travail. Les applications les plus courantes : traductions et transcriptions, autrement dit le traitement de contenus existants. Dès qu’il s’agit de création, les rédactions préfèrent garder la main. Nombre de professionnelles et professionnels restent critiques face à cette évolution et redoutent une hausse des désinformations générées ou amplifiées par l’IA. C’est ce que montre le Media Trendmonitor 2025 de news aktuell. Plus de 1 000 journalistes de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche ont répondu à l’enquête menée par la filiale de la dpa.
Les outils d’IA sont utilisés en premier lieu pour traduire et transcrire. Ils s’imposent aussi dans la recherche, l’analyse de données, la génération automatique de résumés ou d’alertes. Pas moins de 61 % des répondantes et répondants recourent régulièrement à l’IA pour le brainstorming. En revanche, la rédaction de textes reste un terrain plus réservé : moins de la moitié confie ne serait-ce qu’un brouillon à une machine.
L’IA s’invite encore plus rarement dans les domaines créatifs ou proches du public. Selon 90 % des participantes et participants, elle intervient peu dans la production audio ou les podcasts. La gestion de communauté demeure elle aussi largement humaine.
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Malgré cet usage étendu, une partie importante de la profession reste prudente. La crainte d’une nouvelle vague de fake news et de désinformation est particulièrement marquée. Beaucoup redoutent également que l’IA finisse par affaiblir l’esprit critique ou la qualité rédactionnelle. Plus d’une personne sur deux cite en outre un risque accru de perte de confiance du public ainsi que des incertitudes persistantes autour du droit d’auteur.
Source : Media Trendmonitor 2025


