Selon Guido Fluri, Internet a été accaparé par les grands groupes technologiques. Pour cette raison, il a lancé une initiative populaire : soutenu par des politiciens de tous bords, il exige que la Confédération édicte des prescriptions afin de protéger les droits fondamentaux dans l’espace numérique. L’« Initiative Internet » entend rendre à la Suisse un réseau sécurisé en « plaçant les géants du numérique face à leurs responsabilités de manière conséquente. »
Pour Guido Fluri, les fournisseurs de plateformes de communication en Suisse devront à l’avenir protéger les citoyens contre les violations de leurs droits fondamentaux. Ils devront empêcher la diffusion de contenus incluant de la violence sexualisée, incitant à la violence ou en faisant l’apologie. Ils devront également limiter les risques systémiques de manipulation des processus de décision démocratiques et protéger la population contre la cybercriminalité. Selon lui, il ne s’agit pas d’une question de clivage gauche-droite. « Voulons-nous d’un Internet qui fragilise notre société – ou voulons-nous d’un Internet libre ? », a-t-il interrogé lors de la conférence de presse de lancement de l’initiative. Il est question de liberté et d’indépendance. « Nous ne courberons pas l’échine lorsqu’il s’agit de notre démocratie. »
Guido Fluri n’est pas un inconnu : il a créé en 2010 la fondation qui porte son nom. En 2013/2014, il a également été l’initiateur de l’initiative pour la réparation en faveur des victimes d’abus sexuels.
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